Des articles qui n'ont pas pu être montrés in extenso dans FVL Info.
| Origine | Auteur | Titre | Date de parution | |
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| FVL-INFO | Dominique TRUTET | Ma Transat Cap Vert – Antilles du 3 au 22 décembre 2007 |
Juillet 2008 | |
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J’en rêvais depuis longtemps, de cette sorte d’Everest du voileux, j’ai cherché dans les nombreux sites du genre, puis l’un m’a attiré plus particulièrement Ma Transat a été effectuée à bord d’AKELA, un 50 pieds open. J’en rêvais depuis longtemps, de cette sorte d’Everest du voileux, j’ai cherché dans les nombreux sites du genre, puis l’un m’a attiré plus particulièrement Ma Transat a été effectuée à bord d’AKELA, un 50 pieds open. L'Akela 50' est un voilier dessiné par Auzepy-Brenneur pour le Boc challenge. Akela part en fin d’automne de Brest et descend jusqu’au Cap Vert d’étapes en étapes puis fait la traversée jusqu’aux Antilles. Il revient sur la Bretagne au printemps, puis repart vers d’autres croisières lointaines. J’ai rejoint par avion Akela au Cap Vert sur l’Ile de Sal le 3 décembre. Nous étions 5 équipiers plus le skipper à bord, plus deux équipiers qui avaient fait la descente depuis Brest et que nous avons laissé à la dernière étape dans l’archipel, ils ont continué leur voyage en bateau stop et sont aux dernières nouvelles en Amérique du Sud, et continuent leur périple de globe trotter. Pendant ces 11 jours et demi, la succession des quarts s’est faite de manière permanente, deux heures de quart solitaire toutes les 8 heures, jour et nuit. Les souvenirs de barre les plus intenses que je retiens sont ceux des quarts de nuit solitaires quand après avoir bien capelé le harnais Akela semble s’envoler entre les vagues sous la voûte étoilée. La vie s’écoule au rythme des révolutions du soleil, entre nonchalance, lectures, siestes courtes et profondes et quelques manœuvres assez peu fréquentes étant donné notre allure portante pendant ces quelques 2200 milles parcourus. Au rang des souvenirs, je mets aussi la pêche d’une dorade coryphène et d’un tasar, la rencontre de deux cachalots croisant en surface notre tableau arrière à quelques mètres, les vols de poissons volants qui viennent s’écraser sur le pont, la magie nocturne des planctons phosphorescents qui scintillent, la voûte céleste toute en majesté. Pour plus de détails, voir le site http://www.akelacroisiere.com sur lequel un calendrier des programmes est présenté. Dominique Trutet |
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| CLUB | Denis Brière | Les brises thermiques en Corse Réponse à une question posée par un skipper du Club |
Juillet 2008 | |
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Question posée par Dominique dans le cadre des Skippers du Club.
Cet été en Corse, nous avons marché à la brise thermique. Dans ces conditions, où faut-il naviguer pour avoir le meilleur flux, raser la côte ou s'en éloigner (et de combien ?) ? Dominique, ta question est précise... La réponse l'est beaucoup moins ! Même logique si vers 5-6 heures du matin vous êtes à 20-25 milles de votre
arrivée... Étouffez donc votre diesel, et sur cette mer d'huile, hisser vos
voiles en laissant les écoutes complètement libres et attendez la magie de
la nature... Quelle bonheur lorsque les premiers souffles d'air font soudain
frémir vos voiles ! Mais je suis peut-être hors-sujet ! En tous cas, ne vous
précipitez pas... Soyez très doux avec les écoutes... Et retournez-vous... Autre détail : cette brise de jour (brise de mer), va-t-elle s'inverser par
une brise de nuit (brise de terre, celle qui vous apporte les fabuleuses
odeur de la garrigue, du pin et du romarin !) ? Là encore, rien d'absolu... Voilà les quelques éclairages, non dogmatiques, que je peux apporter sur la question... Faites-en le meilleur usage ! Denis Brière. |
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| FVL-INFO | Denis Brière | Discussion sur le taux d'occupation de nos bateaux |
Septembre 2007 | |
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Vous avez eu la chance de naviguer à 3 ou 4 sur le Ouhonva, à 2 ou 3 sur le Sirius…
Tant mieux pour vous ! D'ailleurs l'essentiel de nos séjours en 2007 s'est déroulé dans ces conditions. Mais pour les quelques-uns ayant eu la malchance de naviguer à 6 (moniteur compris) sur Sirius ou à 7 sur Ouhonva vous avez pu avoir quelques vilaines pensées à notre égard !..
Je vais essayer de vous faire partager le dilemme que nous rencontrons parce que, bien-sûr, que nous aimerions pouvoir privilégier votre confort…
Il faut savoir que le coût du skipper varie de 600 à 750 €/semaine tous frais compris ce qui représente 1,5 à 2 places stagiaires selon la saison… Supposons, pour simplifier, que nous ayons à louer un Sirius pour vous accueillir à quatre, il ne nous reste pas suffisamment de recette avec les deux autres places pour financer la location… Alors, comme nous nous efforçons de n'annuler nos séjours qu'en cas extrême, il nous arrive donc que Sirius navigue avec seulement trois stagiaires, ce qui ne nous autorise pas à dire non lorsqu'un couple, en dernière minute, cherche à naviguer justement sur cette semaine-là. Le problème est un peu moins criant sur Ouhonva où nous avons plus de couchettes et ou nous nous permettons de laisser systématiquement une couchette libre… Néanmoins vous trouvez, lorsque cela se produit, qu'être à sept sur Ouhonva c'est trop ! Et pourtant il nous faut bien accepter parfois, là aussi, le sixième stagiaires pour équilibrer les navigations où nous n'avons que quatre participants. Il faut garder à l'esprit que nous avons aussi de nombreux frais de fonctionnement à financer lorsque vous vous inscrivez à votre séjour… (Frais de maintenance des voiliers, salaires, frais de structure, de promotion, etc.)… "Augmentez les prix", me direz-vous ! Nous pourrions vous rétorquer : mieux remplir chacun de nos embarquements, plutôt… ou encore : jusqu'où la spirale des augmentations ? Même si nous ne sommes pas les plus chers, soyons conscients qu'une semaine de voile, frais de transport et de caisse de bord compris commence à coûter bien cher, même à FVL ! Alors, bien-sûr, que quatre équipiers maximum serait un idéal !.. Mais nous n'avons pas la recette pour plaire à ceux qui privilégient leur confort en même temps qu'à ceux dont le budget est plus serré… Peut-être réside-t-elle simplement dans une meilleure compréhension des contraintes et intérêts de chacun ; je souhaite, en tous cas, que ces petits rappels gestionnaires puissent vous aider à considérer la question de façon plus globale. Denis Brière. |
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| FVL-INFO | Christian WITTEBROODT | Discussion sur le taux d'occupation de nos bateaux Ier retour |
Octobre 2007 | |
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Dans le n° 74, Denis BRIERE a abordé le semble-t-il délicat problème du taux d'occupation des bateaux lors des croisières FVL.
Ayant participé depuis 3 ans à 3 croisières club FVL, j'ai mon petit avis sur la question (avis qui n'engage que moi, bien sûr).
Les deux bateaux en question sont : "Sirius" d'une part qui offre 6 places (2 couchettes doubles fermées, et 2 couchettes simples dans le carré) et "Ouhonva" d'autre part qui offre 8 places (3 couchettes doubles fermées, et 2 couchettes simples dans le carré).
Dans son article, Denis s'est efforcé de justifier le fait que des croisières à 3 ou 4 sur "Ouhonva" ou 2 ou 3 sur "Sirius", si confortables, ne peuvent pas être garanties en permanence pour le plus grand confort des adhérents de l'associations. Mais peut-être aurais-je dû dire "clients" ? Et quelle différence faire entre ces deux termes. Je ne connais pas bien Denis, mais je doute qu'il passe à la trappe facilement la richesse que représente pour les individus sociaux que nous sommes le fait de vivre en promiscuité pendant un temps sommes toutes réduit (1 à 2 semaines maximum). Et encore, une promiscuité active, peuplée à la fois de la découverte d'un univers nouveau (la mer et son environnement), et de personnes que nous ne connaissons pas mais qui partagent la même passion que nous. FVL nous offre, beaucoup plus que bien des associations ou clubs, un "climat" – comme on dirait en bourgogne pour un bon vin -, d'une richesse exceptionnelle : des manières de croisières quasiment à la demande, des formations pragmatiques de qualité, des découvertes à la fois riches, techniquement "au top" et à des conditions financières défiant toute concurrence – vous connaissez beaucoup de clubs qui vous permettent de faire 5 jours de voile en septembre en Bretagne nord pour 250 € plus 10 €/j de caisse de bord et un co-voiturage de 20 € A/R ? Mais FVL nous offre beaucoup plus. C'est la possibilité, si nous jouons le jeu de la cohabitation - qui nous est maintenant, dans notre mode de vie courant, si étranger -, d'apprendre à vivre ensemble, à découvrir l'autre dans nos 8 m² : à la fois cuisine, salle à manger, passerelle de commandement et chambre à coucher -, de partager des moments d'intimité qui seraient, à terre, des moments qui au contraire nous isoleraient les uns des autres (faire la cuisine, se mettre en pyjama, dormir en ronflant, apprendre à se servir de ces foutus WC et de ses nombreuses vannes traîtresses à vous décocher les pires jurons...), en un mot, de nous enrichir de nos différences. Alors... "Sirius" à 5 ou 6, "Ouhonva" à 7 ou 8, je dis OUI !. Même s'il faut essayer de faire sécher des fringues trempées dans un carré saturé à 99% d'humidité, même s'il faut dormir côte à côte dans une couchette double "cercueil" avec un ronfleur du même sexe !. Mais surtout pour se poser autour d'un bœuf-carottes ou d'un irish-stew suivi d'une aumônière Belliloise partagés au mouillage, un soir, dans le Trieux, balancé par une houle nord résiduelle. FVL nous offre tout cela : ça parait tout bête... mais c'est bien ! Alors, entre "Adhérent" et "Client", je choisis "Adhérent", celui qui adhère et s'implique plutôt que de simplement consommer. Christian WITTEBROODT |
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| FVL-INFO | Denis Brière | Discussion sur le taux d'occupation de nos bateaux Suite |
Novembre 2007 | |
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Mon cher Christian,
Je te remercie de ton soutien et des propos très humanistes contenus dans ta réponse.
Manifestement ton histoire d'amour avec FVL, pour récente qu'elle soit, semble pourtant déjà bien fusionnelle !
Bien-sûr que c'est grâce à un socle d'adhérents de ta trempe que FVL se maintient depuis près de 30 ans ayant trouvé l'énergie pour faire face à bien des tempêtes ; notre association baigne dans des valeurs humaines très fortes, c'est tant mieux et nous voulons que cela dure !
Pour autant, il nous faut bien, de temps en temps, nous livrer à d'obscènes considérations gestionnaires… Pour être économiquement viables – et surtout en formule "école" avec un moniteur salarié –, en un mot, pour durer, nous nous devons, forcément, d'élargir notre base ! Et nous sommes convaincus qu'au delà des "purs et durs" que nous sommes, il existe un large public potentiellement sensible à nos valeurs ! Bien-sûr qu'il peut être traversé par les considérations dominantes de consommation, pour autant nous sommes certains qu'il peut être sensible à cette notion de partage et d'enrichissement de nos différences. Il suffit que nous sachions lui en montrer toutes les richesses et lui faire partager le bonheur procuré… C'est toi, c'est nous tous qui pouvons lui faire passer le message, lui donner l'envie pour peu que ce public pose son sac à bord de nos bateaux puis qu'il ait envie de revenir… ensuite ! Pour qu'il en soit ainsi, nous pensons qu'un peu de confort en plus peut y contribuer et qu'il va de pair avec notre soucis de la qualité technique de nos séjours… En tous cas, merci vivement, Christian, pour ta détermination ! Notre association a aussi besoin de cette qualité en son sein ! Denis Brière. |
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| FVL-INFO | François DUCOLONER | Discussion sur le taux d'occupation de nos bateaux Suite |
Novembre 1007 | |
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La parution tardive de ce N° 76 a quelque peu cassé la réactivité du débat en cours depuis plusieurs numéros sur la problématique du taux d'occupation de nos voiliers… Notre ami François a mis son "grain de sel" dans le débat, malheureusement nous ne le publions qu'aujourd'hui, qu'il nous en excuse !…
Mon très cher “co-adhérent” Christian Wittebroodt, je suis, comme toi, un peu amoureux, pas de Denis, mais de FVL (lui je l’aime bien tout cours). J’ai à cœur que cette asso perdure longtemps. Pour cela il est nécessaire de fidéliser notre public en transformant la démarche initiale “clients”en un comportement d'"adhérents" privilégiant les considérations non commerciales. Dans ma réflexion il est entendu que nous ne parlerons pas de compétition mais de navigation sympa avec le matériel que l’on a, la météo bretonne que l'on a, les prix FVL et l'envie, une fois la croisière finie, de recommencer au plus tôt.
La convivialité trouvée au cours des croisières a une grande importance pour fidéliser le “client”. Depuis quelques années nos skippers, tant professionnels que bénévoles, sont de grande qualité. Nos bateaux sont en bon état. Qui plus est, le littoral breton est sûrement le plus beau de France ! Alors c’est à nous, adhérents motivés, d’accueillir le nouveau “client” pour l'intégrer au groupe et lui démontrer toutes les vertus de l'esprit associatif… Le taux de remplissage des bateaux est un paramètre important pour entretenir la convivialité à bord. Concilier le taux d'occupation, donc la rentabilité, avec la convivialité, le confort avec la promiscuité n’est pas chose simple. Comme tu dis le dis Christian, faire cohabiter de façon sympathique 6 à 8 personnes dans 8 m2. demande un effort de chacun. Si j’ai rarement eu à me plaindre (à moi même) de la convivialité sur nos bateaux, la promiscuité, reconnaissons-le peut poser quelques problèmes qui s’aggravent avec l’âge ! Nous naviguons pour notre plaisir, pour la beauté de l’environnement marin, pour nous détendre, pour oublier les tracas de la vie, professionnelle ou pas. Nous acceptons d’en baver un peu si la météo a décidé d’être mauvaise. Si en plus il faut partager sa couche avec quelqu’un pour qui tu n’as aucune empathie, l’expérience FVL peut devenir unique ! ! ! De mon expérience de navigation, je distingue deux sortes de croisière , la côtière et la hauturière. La première peut à mon avis supporter un taux d’occupation important. Car même si la journée a été très sportive, le soir, au bivouac ou dans une marina, devant un bon repas, la convivialité peut être très forte. L’humour et la bonne humeur générale te feront oublier la vague que tu as prise et qui t’a trempé jusqu’au slip ! Lors de notre traditionnel week-end associatif d'automne, les “adhérents” démontrent que l’on peut naviguer sur des bateaux, pleins à bloc. C’est bien sympathique et sans problèmes de promiscuité .On a tellement de choses à se dire, on est tellement heureux de se retrouver ! En revanche, le séjour hauturier ou semi hauturier nécessite un plus grand confort en terme d’espace pour l’équipage. Grâce à FVL, j’ai fait la “route du rhum retour” en convoyant un 40 pieds de course des années 1980 des Antilles à La Foret Fouesnant. Construit pour être mené par 7 équipiers en course nous étions 4 dont le skipper propriétaire seul solide navigateur. Les ages allaient de 30 à 62 ans. Une traversée formidable. Une tempête entre 10 et 8 Beaufort au beau milieu de l’Atlantique pendant 7 jours. Tout était mouillé, les habits, le duvet, l’eau suintait de partout, pour faire la cuisine nous devions nous attacher tellement le bateau dansait. Nous étions solidaires mais en même temps nous avions besoin d’espace pour affronter notre stress. Une plus forte promiscuité aurait fortement diminué la convivialité, je pense... Sur ce genre de séjours, le gestionnaire devrait au moins oublier la cabine avant, impraticable en navigation, sur sa grille de remplissage. Ainsi il donnera au “client” l’envie de devenir un adhérent fidèle et prosélyte… Ma solution perso : je navigue hors saison, (les bateaux ne sont pas remplis à 100%, les marinas sont très peu encombrées) ; si vous passez par là, je fais la cuisine, parfois même, au vin jaune, vin qui dépasse souvent les meilleures productions des “climats” de Bourgogne”… En plus, c'est bon pour les comptes de FVL de lui remplir ses voiliers en hors-saison ! A bientôt. François DUCOLONER (du Jura bien-sûr ! Ndlr) |
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